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VIVA MEXICO!!!!

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VIVA MEXICO!!!

cabrones, hijos de la chiganda...

que les vaya bien pues...

Coutumes

Mercredi 4 octobre 2006

La Malinche (vers 1496 - vers 1529 ou 1551), également appelée Malintzin et Doña Marina, était une femme indienne (probablement de l’ethnie Nahua) originaire du Golfe du Mexique. Elle accompagna Hernán Cortés et joua un rôle important dans la conquête espagnole du Mexique, en tant qu’interprète, conseillère et intermédiaire. Elle fut la maîtresse de Cortés dont elle eut un fils. De nos jours, au Mexique, La Malinche est une figure populaire très présente qui représente différents aspects contradictoires : elle est à la fois le symbole de la trahison, la victime consentante (La Chingada), ou simplement la mère symbolique du peuple mexicain.

 

Origines

Elle naquit vers 1496 dans l'isthme de Tehuantepec, au sud du Mexique. Très peu de choses sont connues sur les origines de La Malinche. La plupart de ce que les historiens pensent connaître à propos de sa vie, nous ont été transmis par les récits du conquistador Andrés de Tapia, par le biographe "officiel" de Cortés, Gómara, et surtout, par les chroniques de Díaz del Castillo. Sa version de ses origines est un récit pittoresque qui semble trop romantique et biblique pour être entièrement crédible, bien qu’il n’y ait aucune preuve infirmant cette histoire. D’après Díaz, La Malinche était l’aînée du seigneur de Paynala (près de l’actuelle Coatzacoalcos, alors à la "frontière" entre l’empire aztèque et les Mayas du Yucatán). Après que la mort de son père durant sa jeunesse, sa mère se remaria et donna naissance à un fils. Devenue gênante, elle aurait été vendue ou donnée à des marchands d’esclaves mayas de Xicalango, un important centre commercial, situé le long de la côte, plus au sud et plus à l’est. A un moment donné, elle fut vendue ou donnée de nouveau, et emmenée à Potonchan, où elle fut finalement donnée aux espagnols.

 

La conquête du Mexique

La Malinche fut introduite aux Espagnols en Avril 1519, quand elle leur fut donnée avec vingt autres esclaves par les mayas Chontal de Potonchan (aujourd’hui dans l’état du Tabasco). Son âge est inconnu, mais il semblerait qu’elle ait eu environ vingt ans (à cinq ans près) dans la mesure où elle était probablement très belle : Cortés la donna à Alonzo Hernando Puertocarrero, le membre de son expédition de plus noble naissance. Cependant, peu de temps après, Puertocarrero fut envoyé en Espagne en tant qu’émissaire de Cortés auprès du roi Charles V, et Cortés, conscient de son utilité et séduit par sa beauté, la garda avec lui.

D’après des sources espagnoles et indigènes, la jeune femme commença à faire l’interprète en quelques semaines. Elle traduisait entre le Nahuatl (la lingua franca du centre du Mexique) et la langue maya Yucatec qui était comprise par le prêtre espagnol Gerónimo de Aguilar car il avait passé plusieurs années en captivité parmi les mayas suite à un naufrage. A la fin de l’année, quand les Espagnols s’étaient installés dans la capitale aztèque de Tenochtitlan, la jeune femme (maintenant appelée "Malintzin" par les indiens) connaissait suffisamment d’espagnol pour traduire directement les conversations entre Cortés et le souverain mexica, Moctezuma II (Aztèques). Les Indiens se mirent à appeler Cortés "Malintzin", sans doute une indication de l’intimité entre les deux. Après la chute de Tenochtitlan vers la fin de 1521 et à la naissance de son fils Don Martín Cortés, La Malinche disparaît de la scène politique, jusqu’à la désastreuse expédition de Cortés au Honduras de 1524 à 1526. Elle servit encore d’interprète, ce qui suggère qu’elle connaissait les dialectes mayas autre que le Chontal et le Yucatecan. C’est dans les forêts centrales du Yucatán qu’elle se maria à Juan Jaramillo, un riche conquistador, compagnon de Cortes, dont elle eut une fille, Maria, née en 1526.

Sa mort, comme beaucoup d'événements de son existence, demeure une énigme : elle disparaît sans laisser de trace en 1528 : abandonnée par son mari, assassinée ou bien victime d'une épidémie ? La date de sa mort (1529 ?) reste de même incertaine. Son mari, quant à lui, épouse en deuxièmes noces Beatriz de Andrade en 1529 ou 1530.

 

Rôle de La Malinche dans la conquête du Mexique

Pour les conquistadors, disposer d’un interprète de confiance était très important, mais il existe de nombreuses preuves que le rôle et l’influence de La Malinche furent bien plus importants. Bernal Díaz del Castillo, un soldat qui, durant sa vieillesse, écrivit le plus compréhensible des récits des témoins oculaires de la conquête, la Verdadera Historia de la Conquista de Nueva España (Histoire vraie de la Conquête de la Nouvelle-Espagne), décrit toujours avec respect la grande Dame Doña Marina (il emploie toujours le titre honorifique de Doña). "Sans l’aide de Doña Marina" écrit-il, "nous n’aurions pas compris la langue de Nouvelle-Espagne et du Mexique". Rodríguez de Ocana, un autre conquistador, raconte l’affirmation de Cortés selon laquelle, après Dieu, Marina était la raison principale de son succès. Les témoignages indiens sont encore plus intéressants, tant par les commentaires sur son rôle que par la place qu’elle occupe dans les fresques réalisées sur des évènements de la conquête. Dans la Lienzo de Tlaxcala par exemple, non seulement Cortés est rarement représenté sans La Malinche à ses côtés, mais celle-ci est montrée plusieurs fois seule, semblant diriger les évènements de sa propre autorité.

 

Origine du nom de La Malinche

De très nombreuses inconnues demeurent autour de La Malinche, à commencer par son nom. Son nom de naissance n'est pas parvenu jusqu'à nous. Avant que les vingt jeunes filles esclaves fussent distribuées parmi les capitaines espagnols pour satisfaire leurs désirs, Cortés insista pour qu'elles fussent baptisées. Ce fut à ce moment-là que La Malinche se vit attribuer le nom espagnol "Marina". Nous savons que les Nahuas l'appelèrent plus tard "Malines". Par contre, nul ne sait si "Marina" fut choisi pour sa ressemblance phonétique avec son premier nom ou s'il fut choisi au hasard parmi les prénoms féminins espagnols courants de l'époque. "Malinche" est très probablement la déformation par les espagnols de "Malintzin". De même, "Malintzin" vient sans doute d'une erreur de prononciation de "Marina" de la part des Nahuas, auxquels ils auraient ajouté le suffixe "-tzin". Il existe une explication largement répandue mais non justifiée pour son nom : celui-ci viendrait du mot "Malinalli", un signe astral, symbole de malheur, dont l'origine proviendrait d'un certain type d'herbe (les hommes Nahu, et quelque fois les femmes, étaient souvent nommés selon leur signe astral). La proximité de "Malinalli" et "Malintzin" laisse penser que "Malinalli" pourrait avoir été son nom originel. Il n'y a cependant que la coïncidence phonétique pour appuyer cette théorie.

 

La figure de La Malinche dans le Mexique contemporain

De nos jours, le mot "malinchista" est utilisé au Mexique pour identifier les compatriotes qui ont trahi leurs origines et leur pays : ceux qui mélangèrent leur sang et leur culture avec les Européens et les autres influences étrangères. Beaucoup d'historiens pensent que La Malinche sauva son peuple : sans quelqu'un qui était capable de traduire les échanges mais également qui conseillait les deux camps de la négociation, les Espagnols auraient été beaucoup plus violents et destructeurs durant leur conquête. L'empire aztèque fut détruit, mais le peuple aztèque, sa langue, son histoire et sa culture existent encore de nos jours, en partie grâce aux efforts diplomatiques de La Malinche.

La figure de La Malinche est devenue un archétype que les artistes latino-américains ont représenté sous différentes formes. Sa figure imprègne les dimensions historiques et sociales des cultures latino-américaines. De nos jours et dans différents genres, elle est comparée à la figure de la Vierge Marie, de La Llorona (figure folklorique de la femme en pleurs) et avec les soldaderas mexicaines (des femmes qui combattirent au côté des hommes pendant la Révolution mexicaine) pour sa valeur).

En fin de compte, La Malinche représente un mythe mêlé de légende et symbolise l'opinion contradictoire du peuple mexicain sur la condition femme. Beaucoup la considèrent comme la figure fondatrice de la population mexicaine. Cependant, d'autres voient en elle la traîtresse à sa patrie, comme l'indique son surnom "La Chinganda" - en français - la putain ou celle qui fut violée.

Par sergio
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Mardi 31 octobre 2006

La mort est le destin inexorable de toute vie humaine et il est naturel qu elle nous alarme et afflige sa réalité, surtout quand nous verrons mourir ou quand il affecte nos êtres chers. Ce résumé consacré à la conclusion du Jour de Morts a le but d approcher enfants et adultes de l idée de la mort, pour qu ils l acceptent comme partie inévitable de la vie humaine, connaître comment quelques anciennes cultures faisaient aussi des rites sur la mort ; et fortifier le caractère du point de vue religieux. En outre, il peut aider à comprendre mieux la sensibilité mexicaine, notre manière tellement particulière de comprendre et donner sens à la conclusion du Jour des Morts. Plus que le fait de mourir, il importe plus ce qui suit en mourant. Cet autre monde sur lequel nous faisons des représentations, coutumes et traditions qui se transforment en cultures, toutes d importance égale, devant le chemin inconnu que la mort nous indique, il est seulement possible de l imaginer avec des symboles.

LE CULTE AUX MORTS DANS D AUTRES CULTURES

Dans d anciennes cultures comme l Égyptienne ou le culte chinois aux morts c est un symbole d unité familiale. Ils leur rendaient culte en construisant des temples et des pyramides. Dans la culture chinoise par exemple, dans les anniversaires, on brûlait de l encens, on allumait des chandelles et ils plaçaient des offrandes d aliments sur un autel. C étaient les jours où on rappelait les grandes dettes que l on avait avec les ancêtres. Les anciens égyptiens croyaient que l individu avait deux esprits. Quand il décède, l un va dans l au delà et le deuxième reste errant dans l espace, c est pourquoi il a besoin de manger. Ils considéraient que cet esprit vivait dans le corps qu ils avaient soigneusement embaumé, de cette manière l esprit pouvait continuer à exister. Cet esprit était celui qui recevait les offrandes.

LES AZTÈQUES ET LE CULTE A LA MORT

La festivité des morts est liée au calendrier agricole préhispanique, parce que c est la seule festivité qui avait lieu quand elle entamait la récolte. C est-à-dire, c est le premier grand banquet après la saison de pénurie des mois précédents et qui était partagée jusqu avec les morts. Dans la culture Astuta on considérait que le destin de l homme était de périr. Ce concept est détecté dans les documents de cette époque. Par exemple, il existe un poème du roi et poète Netzahualcóyotl (1391-1472) :

Nous sommes mortels/ tous nous devrons partir, / tous nous devrons mourir dans la terre... / Comme une peinture, / tous nous nous effacerons. / Comme une fleur, / nous nous sécherons/ ici sur la terre... / Meditez, messieurs aigles et tigres, / bien que vous soyez de jade, / bien que vous soyez d or, / vous irez aussi là/ au lieu des repos. / Nous devrons réveiller, / personne ne devra rester.

Ce sentiment de la représentation du destin doit être compris dans le sens que le peuple aztèque étaient conçu comme soldats du Soleil, dont les rites contribuaient à fortifier le Soleil-Tonatiuh dans leur combat divin contre les étoiles, symboles du mal et de la nuit ou de l obscurité. Les Aztèques offraient des sacrifices à ses dieux et, comme un remboursement juste, ceux-ci renversaient sur l humanité la lumière ou le jour et la pluie pour faire croître la vie. Le culte au décès est un des éléments de base de la religion des anciens mexicains. Ils croyaient que le décès et la vie constituent une unité. Pour les peuples préhispaniques le décès n est pas la fin de l existence, c est un chemin de transition vers quelque chose mieux. Ceci saute à la vue dans les symboles que nous trouvons dans leur architecture, sculpture et céramique, ainsi que dans les chansons poétiques où on démontre la douleur et l angoisse qui provoque le pas vers la mort, au Mictlán, lieu des morts ou ceux ci qui attendent comme destin les paradis du Tlalocan.

Le sacrifice à la mort n est pas un but personnel ; le décès est justifié dans le bien collectif, la continuité de la création ; il est important pour la santé du monde et n entraîne pas le salut individuel. Les morts disparaissent pour retourner au monde des ombres, pour être fondu avec l air, le feu et la terre ; ils retournent à l essence qui encourage l univers.

Les sacrifices humains sont considérés comme l impôt que les peuples vainqueurs payaient à ses dieux, et a leur tour nourrissaient la vie de l univers et leur société. D autre part, quand quelqu un mourait, ils organisaient des festivités pour aider l esprit sur son chemin. Comme dans l ancienne culture égyptienne, les anciens mexicains enterraient leurs morts drapés dans un "petate", ils leur mettaient un repas, puisque son voyage par le Chignahuapan (ce qui est malin; o "sur les neuf rivières"), semblable au purgatoire, il était très difficile de transiter parce qu ils trouveraient des lieux froids et chauds.

Par sergio
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Jeudi 2 novembre 2006

Demain, comme tous les 2 novembre, le Mexique va célébrer ses morts. A l’occasion de cette fête si typique, s’invitent dans les foyers des autels d’offrandes, folkloriques et bigarrés, étonnants pour les étrangers. Décryptage

Au sud du Río Grande, de nombreux irréductibles résistent encore – même si c’est difficilement et peut-être plus pour très longtemps – à l’invasion d’Halloween. Les familles mexicaines sont encore très nombreuses à célébrer leurs morts à l’ancienne, selon un rituel mêlant traditions préhispaniques et apports chrétiens. Pour les étrangers curieux, l’époque du día de muertos (le 2 novembre) est l’occasion d’admirer les processions et cortèges qui vont pulluler dans le pays dès ce soir.
Il n’aura échappé à personne que c’est aussi le moment de faire des emplettes bien particulières, entre dessins de squelettes et friandises en forme de cadavres ! Les Mexicains ne lésinent en effet pas sur les frais lorsqu’il s’agit de rendre hommage à leurs défunts et confectionnent des sortes de petits autels, qu’on trouve dans les maisons, dans de nombreuses rues et dans les cimetières. C’est là que sont placées les offrandes aux morts, souvent abondantes et aux couleurs bigarrées.

Têtes de mort en sucre sur l’étal d’un marché (Photo : AFP)

Le pan de muertos plaît aussi aux vivants !
Même dans les foyers les plus pauvres, on dispose comme ofrendas du sel, de l’eau et du pain : c’est bien le moins que les morts peuvent attendre ! Ledit pain est d’ailleurs très souvent le fameux pan de muertos, vendu spécialement à cette saison, une espèce de brioche sucrée qui plaît au moins autant aux morts qu’aux vivants, qui s’en achètent pour leur petit goûter. Autres gourmandises : les têtes de morts bariolées, traditionnellement confectionnées en sucre mais dont il existe aussi des variantes en chocolat – bien meilleures, au cas où les morts ne les mangeraient pas et où quelqu’un devrait se dévouer !
Pour que les morts aient un repas équilibré, on leur donne aussi des légumes, le plus souvent de la jicama, blanche et croquante mais sans beaucoup de goût. Il n’est pas rare, enfin, de laisser en offrande un verre de tequila pour faire passer le tout – et lui non plus ne devrait pas être perdu pour tout le monde.

Ces jolies petites fleurs rondes et orangées s’appellent les Cempaxóchitl (Photo : AFP)

Papel picado, fleurs et bougies
Ces nourritures terrestres destinées aux morts doivent avoir l’écrin qu’elles méritent et les familles ont très à cœur de joliment décorer leurs autels. Des dessins figurant la mort avec humour sont en général de la partie, ainsi que le papel picado, ces fanions en papier crépon coloré, dans lesquels sont découpés des dessins ou formes géométriques, et qu’on accroche en rang d’oignon pour plus d’effet. De ravissantes petites fleurs rondes et orangées, appelées Cempaxóchitl, sont aussi très appréciées et vous ne pouvez pas y échapper dans les marchés ou chez les vendeurs ambulants. Des bougies et lumignons parachèvent la décoration, pour guider les morts vers les vivants.
Ainsi, même si la tradition de la fête des morts ne vous séduit pas au point de vouloir installer un autel chez vous, il y a dans ce folklore de bonnes idées à récupérer pour apporter dans votre chez-vous un peu de cette ambiance étrangement chaleureuse.
Camille VAYSSETTES.

Par sergio
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